vendredi 13 juillet 2007

En attendant...


voila, voila...

Mon maître Abloc'h-Jean Floc'h n'est pas encore revenu de son périple et c'est pas pour tout de suite si l'on en croit le SMS rédigé en mauvais Français que j'ai reçu hier soir:
"On a retrouver propriétaire telefon, en train se noyer car fumer cigaret et nager en meme temps...Il va bien mais sauvetage coute argent alors toi anvoyer geld nous astublieft sinon lui kwik avant 15 juillet. Groote Kalamitie !! OK?"
Enfin, ne vous inquiétez pas, il s'en sortira comme toujours. c'est ce que j'espère en tout cas...
En attendant son retour, je vais vous dire pourquoi on l'appelle "Abloc'h" Jean Floc'h. Ce n'est pas une histoire de jeu de mot vaseux a la noix (muscade) mais plutôt une triste histoire si vous voulez mon avis.
A sa naissance (A Brest , date inconnue), ses parents n'ayant pas envie de s'occuper de lui (ils ont préféré faire de l'Open 7.50 ce week-end là, et puis les gamins ca coûte des sous), l'ont abandonné devant l'entrée d'un Bar.
Le patron du PMU, un certain Marcel, recueillit l'enfant et décida de l'adopter comme si c'était son propre fils. Malheureusement, le type n'avait pas de nom, ou plutot, il l'avait oublié un soir de cuite a la 8.6 place Guérin... C'est con. Marcel X décida que son fils adoptif non plus n'aurait pas de nom de famille (de toute façons, il n'avait pas de famille alors...).
Mais quel prénom lui donner ?
Tout d'abord, il pensa a Richard parce que ca ressemblait a Ricard et plus tard, quand il serait serveur, les mecs bourrés lui demanderont un Richard Ricard. Mais bon tous ces prénoms comme Richard, Jack Daniel, Emilion ou Perignon ne sonnent pas trop breton.
C'est alors qu'il trouva que le bébé avait quand même une sacrée gueule de blaireau et que ses parents, c'était des blaireaux aussi de l'avoir laisse et lui aussi d'avoir adopté un gamin alors qu'avec le clébard que ca femme lui a laisse, il est suffisamment emmerdé comme ça... Il décida de l'appeler blaireau.
Fatigue d'avoir decide tant de choses, il se recoucha.

Ah oui, "le blaireau" en breton, ça se dit: "Ar broc'h" (sinon on comprend rien). Puis ca a derivé vers Abloc'h au fil des ans (essaye de prononcer Ar broc'h avec 2 grammes...).

Jean Floc'h, par contre, c'est juste pour la blague.




vendredi 29 juin 2007

Le retour


Je viens d'apprendre que Abloc'h-Jean Floc'h a reussi à s'echapper de la geôle flamande dans laquelle il était détenu depuis 2 mois.
Recherché par toutes les milices, il doit traverser la Meuse, la Seine, la Villaine et la Penfeld a la nage.
Enfin de retour chez lui devrait redonner signe de vie sous peu...en attendant, priez pour lui.

signé: le devoue secretaire d'Abloc'h-Jean Floc'h

dimanche 20 mai 2007

Diarios de bicicleta mit retropedalago (2/2)


Quoi ? Je vous déçois parce que je préfère partir en thalassothérapie dans un haut lieu du rupinisme et du parisianisme détestable plutôt que de partir en croisade pour mes idéaux sur un destrier mécanique noir ? Parce que j’ai choisi de cautionner l’oisiveté et le système en place? C’est ça hein ?

Eh ben, c’est possible. Attendez quand même que je vous aie raconté la suite de mon histoire avant de me juger comme on le ferait pour un traître ou un voleur de poules…

Merci. (Bande d’enculés va !)

Alors voila, j’ai garé ma voiture au bord de la promenade qui longe la plage sans payer le parking (jugeant que le droit à la libre station était inaliénable de ma condition de citoyen du monde libre), puis je me suis dirigé vers le Novotel Thalassothérapie. Un complexe flambant neuf rempli pêle-mêle de vieilles personnes, d’obèses glandulaires et de mecs paumés comme je pouvais l’être à cet instant…

J’entamai la conversation avec l’hôtesse d’accueil d’un ton désinvolte :

« -Bonjour,
-Bonjour monsieur.
-Vous avez des chambres libres ?
-En ce moment ?
-Oui.
-Non mais repassez vers 18h.
-D’accord.
-Au revoir monsieur.
-Au revoir euh…mademoiselle. »

C’est à ce moment, en sortant du Novotel la queue entre les jambes, que j’ai pu me rendre compte de mon état pitoyable.

J’ai alors sauté dans ma voiture et j’ai regagné en filant ma retraite Hollandaise.

vendredi 18 mai 2007

Diarios de bicicleta mit retropedalago (1/2)

Hola! cavaliers ! En ce moment même, je vous écris de mon bivouac qui est en fait une toile constituée de sacs poubelles soudés au briquet tendue entre 4 arbres... Il fait froid et humide mais je n'ai jamais été aussi heureux de ma vie. Pourtant, ça a été dur de partir, putain !!

En effet, ce matin se présentaient à moi 2 contretemps majeurs:

Le premier étant que j'étais complètement défoncé de la veille... J'étais parti en ville pour m'approvisionner en substances licites et n'ayant pas résisté à l'envie d'y goûter (comme ça) dans le coffee shop. Une erreur de dosage certaine m'a complètement fait perdre mes moyens intellectuels et physiques et le retour en vélo à mon domicile ne s'est pas fait sans heurts puisque je me suis cassé la gueule à environ 0.5 km/h sur le parking à vélos et j'en ai renversé trois autres dans un vacarme de plastique pété...Le reste du trajet fut l'occasion d'une réflexion exhaltée sur les monglofières, les plages de Belgiques, les branleurs indonésiens et j'en passe...

Le deuxième contretemps de ce matin, c'était le temps : maussade, comme mon humeur à l'idée de me taper 60 bornes de bicyclette sous la pluie, tenant à peine sur ma bicyclette sans suspensions. Je vais essayer de vous décrire ce que l'on ressent lorsque l'on roule sur des pavés en bicyclette hollandaise sans suspensions à la manière de mon professeur de physique de terminale : "Le passage de la roue sur le moindre interstice de la chaussée provoque une onde qui se propage verticalement en direction de tes fesses ayant pour effet une douleur intense au cul ".

Bon, au final, ce matin, j'avais qu'une seule envie : partir au Touquet faire de la thalasso jusqu'à dimanche. Je ressentais comme un besoin de me ressourcer dans la quiétude, une envie de faire le point sur ma situation personnelle, de libérer les tensions négatives, d'utiliser les bienfaits marins de la manche dans un but curatif au sein d'un site privilégié...

eh ben, croyez le ou pas euh...c'est ce que j'ai fait... en voiture bien sûr.

(à suivre)

mardi 15 mai 2007

Préparatifs

Cet après-midi je suis allé au magasin de vélos et j'ai acheté tout plein de trucs qui seront vachement utiles pendant la course: une pompe à vélo, un truc qui dit la vitesse et la distance parcourue par ta bicyclette (mais ça marche que quand tu roules hein), un kit anti-crevaison qui évite de crever des pneus si tu l'as sur toi en vertu de la loi de murphy, un guide touristique des routes où on peut faire du vélo aux pays-bas mais le problème, c'est que c'est tout écrit en hollandais...

Je m'en fous de la météo et des hémorrhoïdes, des accidents de vélo et des crevaisons lentes, jeudi je serai sur la route un spliff au coin des lèvres et je serai le plus heureux des hommes en attendant de pouvoir communier avec plein de gens (l'an prochain peut-être).

Keraloha

lundi 14 mai 2007

LA ROUTE DES COFFEES


Eh oui, après avoir épuisé toutes les substances psychotropes légales qui viennent d'outre-atlantique (la route du Rhum, la transat Jacques Vabre en attendant la Transat Pablo Escobar et la route du Golden Virginia...), il fallait se porter sur d'autres coins du monde pour faire la course.

C'est pour ça que j'ai décidé de créer et d'organiser la première édition de la ROUTE DES COFFEES ou LA HAYE-AMSTERDAM-LA HAYE suivant que l'on soit fan de voile ou de cyclisme sur Route:

REGLEMENT de la COMPETITION

Article 1er. La ROUTE DES COFFEES est une compétition cycliste réservée aux gentlemen et aux ladies de tous pays qui aura lieu tous les week-ends de l'ascension du jeudi au dimanche (du 17 au 20 mai en 2007). Tout candidat ne respectant pas les règles de solidarité et de savoir-vivre propres aux gentillhommes sera exclu sans préavis.
Article 2. Son parcours pourra varier suivant les années mais devra obéir à trois critères:
  • Le départ et l'arrivée auront lieu à La Haye (Den Haag).
  • La course devra passer par Amsterdam. La mi-course symbolique sera un coffee shop d'Amsterdam désigné par le comité.
  • Pour des raisons juridiques et symboliques, le parcours ne pourra pas dépasser les frontières des Pays-Bas.
Article 3. Les concurrents se déplaceront à bord d'une bicyclette hollandaise de femme (cf. voir points du règlement concernant la bicyclette) avec rétropédalage (tous autres systèmes de freinage sont interdits) et sans vitesses ni plateau ni moteur ni rien à part des pièces d'origine.

Article 4. La course se déroulera sur route ou sur piste cyclable mais la sécurité des concurrents et des passants devra être assurée.

Article 5.En hommage à Richard Virenque ou Lance Armstrong, les concurrents les mieux placés ou tout simplement considérés comme trop forts par le comité de course seront obligés de prendre un anti-dopage constitué d'un joint de marijuana de la lignée de leur choix parmi les réserves du comité. Cet article permettra de préserver la victoire et de donner un aspect tactique à la course.

Article 6. Cette course ne bénéficiera jamais du soutien d'une fédération sportive quelconque ni du comité international olympique... ou alors ça me ferait bien rigoler. De même, il va de soi que cette course ne compte pas pour le championnat du monde de cyclisme sur route.

Article 7. Les professionnels du cyclisme sont les bienvenus mais je doute qu'ils soient nombreux à venir.

Article 8. Le gagnant reçoit un prix qui peut aller d'une franche accolade à une coupe (au bol) en passant par toute mon estime ou un raccompagnement en voiture-balai au centre anti-poison le plus proche.

Article 9. Le règlement est modulable dans la mesure où j'apprécie ladite modification.

Le créateur de la course: Abloc'h-Jean Floc'h (Marin Breton)

L'esprit de compétition

Les substances psychotropes, ça me réchauffe le coeur et ça me met le cerveau en ébullition mais ça fait deux semaines que je vis en en hollande et l'adrénaline me manque : je donnerais jusqu'à ma dernière poussière de weed pour sentir l'ambiance d'une régate ou de n'importe quoi tant qu'on peut se mesurer à autrui en respectant plus ou moins un règlement injuste et forcément voué à l'adversaire.
C'est ainsi qu'une idée a germé du fond de mon cerveau perturbé un soir de défonce: acheter une bicyclette afin de rester affuté et prêt à sauter dans le premir convoi en direction de Brest pour récuperer mon territoire et aller faire la guerre aux Francs.
Aussitôt dit, aussitôt fait ; j'ai cassé ma tirelire en forme de Dave et j'ai fait l'acquisition d'une rutilante rutilante bicyclette de femme sans freins du moins le croyais-je parce qu'en fait on peut freiner en faisant genre je pédale à l'envers...c'est original comme système et on appelle ça le rétropédalage. A part ça, je compte prendre un as de pique et le scotcher à la fourche pour faire comme si c'était une moto. Trop bon.

Et c'est pas fini.